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vendredi 24 février 2012

Vivre la stratégie...


Dans le Rouleau de l’eau, Musashi explique les principes du sabre au travers de la stratégie martiale. Cependant, il insiste sur plusieurs éléments, notamment, il écrit « A propos du principe de la stratégie, même si je décris (la situation ) … il est essentiel de le comprendre comme une vision ample, … Vous risquez de tomber dans une mauvaise voie si vous vous égarez en vous trompant dans le choix du chemin car la moindre erreur d’estimation peut avoir de graves conséquences, surtout dans cette voie. » Puis, il ajoute qu’il ne faut pas lire les principes de stratégie mais les appliqués au sens propre du terme, c’est pourquoi il écrit « Lisez ce texte en considérant qu’il est écrit pour vous, ne pensez pas que vous lisez ou apprenez simplement des choses écrites. Au lieu d’imiter ce que j’écris, faites vôtre ce texte,… » (Kenji Tokitsu, 1998).
De ce fait, dans le premier paragraphe, Musashi insiste sur le fait qu’il faut avoir une « vision ample » de la situation et avoir une bonne estimation ou discernement. Ceci rejoint le principe de Mikiri qui veut dire voir avec un discernement tranchant et par la même rejoint le principe du leader visionnaire (Mintzberg et al. 1998).
Dans le second paragraphe, nous pouvons comprendre son sens en prenons le proverbe suivant : « on ne peut faire des omelettes qu’en cassant des œufs ». C’est tout à fait le cas dans l’entreprise car les bonnes paroles sont nécessaires mais insuffisantes. Il s’agit de mettre en application la stratégie ou bien nous pouvons employer le mot « vivre la stratégie » au travers des Hommes que l’on dirige et des processus que l’on gère. Prenons l’exemple  d’une entreprise qui veut définir sa stratégie de marketing, il ne suffit pas au chef d’entreprise de souhaiter avoir une stratégie, mais il faut la bâtir et l’appliquer avec ces troupes tout en ayant un bon discernement de la situation.   
Si nous prenons l’exemple d’Apple avec l’I-phone, c’était toujours Steve Jobs en personne qui faisait la promotion du nouvel I-phone. Mais pourquoi cela ? Tout simplement car le dirigeant d’entreprise dans ce cas précis et son produit ou service ne font qu’un ! Dans le sens où si nous posons aujourd’hui la question à plus de 100 personnes choisi au hasard : à qui vous fait pensez l’I-phone ? Est bien la réponse serait à Steve Jobs. De même, si l’on faisait le chemin inverse, à savoir nous posons la question : à quoi vous fait pensez Steve Jobs ? Est bien la réponse serait à l’I-phone.  
Les exemples ne manquent pas, nous pouvons également citer Carlos Ghosn (Renault – Nissan), Richard Branson (Virgin), Bill Gates (Microsoft), etc.
Dans tous les cas d’entreprises évoquer, les leaders sont des êtres exceptionnels et vivent le travail comme une véritable passion.
Dans ce cas, peut-on prétendre que pour réussir à hisser son entreprise au premier rang mondial ou bien tout simplement à réussir la stratégie que nous entreprenons faut-il nécessairement « vivre sa stratégie » ?  
A méditer !

vendredi 20 janvier 2012

Les clés d’une bonne gestion de l’entreprise


Dans le rouleau de la Terre, Musashi écrit « … A partir des seuls principes du sabre, vous ne pourrez pas bien comprendre le sabre, et vous serez loin d’être conforme au principe de la stratégie » (Kenji Tokitsu, 1998).
Musashi sous entend que le fait de vouloir se parfaire dans un domaine ne suffit pas par l’étude approfondie du domaine en question. Il faut avoir une vue d’ensemble et ne pas se limiter à son domaine de prédilection.
Lorsque Musashi prend l’exemple du sabre qui est un élément important à cette époque là, puisque  chaque samouraï a pour objectif d’être un expert en arme et notamment au maniement du sabre, il sous entend qu’il n’est pas suffisant d’étudier l’art du sabre car le sabre est un élément parmi d’autre à maîtriser.
Imaginons que le sabre que l’on tient entre nos mains a été forgé par le meilleur forgeron du Japon. Est-ce que cela est suffisant afin que je devienne un samouraï ou un expert en sabre ? Bien entendu la réponse est non. Car si je ne maîtrise pas mon corps, ma technique et mon esprit,  et bien c’est comme si nous bâtissons une maison sans fondement. Le sabre n’est que le prolongement du corps et de l’esprit de celui qui le tient.
Soulignons que même si nous maîtrisons les facteurs internes relatifs à l’individu, il nous faut maîtriser les facteurs externes relatifs à l’environnement dans lequel nous nous situons.
C’est pourquoi lors de la mise en place d’une stratégie dans une organisation,  il est recommandé d’effectuer une analyse globale de l’organisation  et notamment de débuter par l’analyse SWOT entre autres ou l’on étudie les forces et les faiblesses de l’organisation liés aux facteurs  internes suivi par l’étude des risques et opportunités de développements liés aux facteurs externes de l’organisation.
Nous rejoignons ainsi l’enseignement de Sun Tzu (Fayard, 2007) qui dit : « Si tu te connais toi-même et connais ton adversaire, tu ne perdras pas un combat sur cent ».


A méditer !